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Conférence : "Cinéma et récits de refondation démocratique dans le Cône Sud : de L'Histoire officielle (1985) à Je suis toujours là (2024)"
Publié le 4 mars 2026 – Mis à jour le 6 mars 2026
le 19 mars 2026
de 11h à 12h30
au CRLDans le cadre de la Fête des Amériques
Conférence : "Cinéma et récits de refondation démocratique dans le Cône Sud :
de L'Histoire officielle (1985) à Je suis toujours là (2024)"
Le jeudi 19 mars 2026 de 11h à 12h30 au CRL
de L'Histoire officielle (1985) à Je suis toujours là (2024)"
Le jeudi 19 mars 2026 de 11h à 12h30 au CRL
Conférence d'Ignacio del Valle (historien du cinéma, Unicamp), professeur invité IPEAT-Cinélatino.
Résumé : Cette communication propose le concept de « narrations de refondation démocratique » pour analyser un ensemble de longs métrages du Cône Sud qui mobilisent les codes du mélodrame afin de représenter l’origine des démocraties contemporaines en Amérique latine. Ces films sont situés durant les dictatures ou dans les moments immédiatement antérieurs ou postérieurs à celles-ci ; dans ces œuvres, les trajectoires personnelles ou familiales des personnages fonctionnent comme une réflexion sur la crise démocratique et sur la nécessité de reconstruire la communauté nationale à partir de nouveaux pactes sociaux. L’un des jalons majeurs de ce corpus est L’Histoire officielle, tandis que l’analyse se prolonge jusqu’en 2025 en tenant compte du succès international de Je suis toujours là. À partir d’une approche comparative, la communication examine un corpus de films produits au Chili, en Argentine, au Brésil et en Uruguay, afin d’identifier leurs traits communs, leurs récurrences et leurs spécificités stylistiques et structurelles. Une attention particulière est accordée aux liens entre ces œuvres et le mélodrame, en raison de la capacité de cette forme à produire des affects de cohésion sociale à partir d’un récit émotionnel du passé, contribuant à la consolidation d’une mémoire nationale marquée par le sacrifice. Enfin, la communication interroge les conditions transnationales de production et de légitimation de ces films, ainsi que les discours sur la mémoire démocratique qu’ils véhiculent dans le présent.