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Pour le maintien du 3e poste administratif pérenne à l’IPEAT
Publié le 13 janvier 2026 – Mis à jour le 13 janvier 2026
L'AG de l'IPEAT du 1er décembre a rédigé un texte que nous vous soumettons pour signature. Il s'agit de vous exposer la situation et d'apporter votre soutien à nos démarches pour obtenir le maintien d'un 3e poste administratif à l'IPEAT et la possibilité de garder vivant le CEDOCAL. Cette signature vaut également affirmation de la nécessité de l'IPEAT comme structure fédérative de recherche et d'enseignement sur les Amériques à l'Université Toulouse Jean Jaurès.
Cliquez ici pour signature après avoir pris connaissance du texte
Le 26 novembre 1985 était créé l’Institut pluridisciplinaire d’études sur l’Amérique latine à l’Université Toulouse II. Cette entité parachevait l’édifice patiemment construit des études latino-américaines en sciences humaines et sociales à Toulouse. Le Centre de Documentation sur l’Amérique latine (CEDOCAL) constituait alors un pilier de l’américanisme toulousain employant quatre documentalistes.
Depuis 40 ans, notre université, à l’IPEAT, dans les UFR, dans les laboratoires, a entretenu cette dynamique, avec deux évolutions marquantes : l’ouverture d’une formation de 2e cycle, l’ouverture à l’Amérique du Nord.
Aujourd’hui, l’IPEAT compte 95 membres, 64 étudiant.e.s de Master, 7 laboratoires partenaires, 2 revues, 1 séminaire international, 46 semaines de professeur.e.s visiteur.seuse.s (ChAL). Des partenariats étroits aux niveaux local, national et international, dans le monde académique et la société civile font de l’IPEAT une institution connue et reconnue des deux côtés de l’Atlantique. Ces liens sont variés, en voici un échantillon : avec le GIS Institut des Amériques (sous convention avec l’UT2J), la Maison Universitaire Franco Mexicaine (MUFRAMEX), l’IHEAL, Expertise France ; à Toulouse, le festival Cinélatino, la librairie Ombres blanches, l’Institut Cervantès, le Dickinson College. À l’international, la Red Europea de Información y Documentación sobre América Latina (REDIAL), le CEISAL (Conseil européen pour la recherche en sciences sociales de l’Amérique latine), de multiples relations académiques et pédagogiques avec des universités américaines font de l’IPEAT un point de convergence unique en France pour les études américanistes.
Lors d’une AG du 21 novembre 2022, nous avions collectivement fixé une série d’objectifs concernant la recherche américaniste, avec le soutien de la Vice-Présidente de la Commission de la Recherche d’alors (Mme Marie-Christine Jaillet) qui nous invitait à demander le statut de structure fédérative, que nous avons désormais obtenu. Le but était de faire de l’IPEAT un véritable espace partagé d’échanges et de diffusion de cette recherche. Nous avons ensemble travaillé à ce développement et si nous pouvons nous satisfaire des résultats obtenus, il reste néanmoins des projets à déployer.
Le départ en juin 2025 à la retraite de la documentaliste du CEDOCAL marque une étape supplémentaire dans cette histoire. L’équipe de l’IPEAT, en dialogue avec la gouvernance de l’établissement et le Service Commun de la Documentation, travaille depuis un an et demi à la redéfinition et au redéploiement de ce poste, en parallèle de la pérennisation du CEDOCAL en lien avec le SCD et le CollEx Études ibériques. Cette réflexion a conduit à faire la demande d’un poste en appui à la recherche et en communication pour l’IPEAT, permettant notamment d’accompagner l’organisation du séminaire et de la Journée d’étude de l’IPEAT, de la fête des Amériques, de maintenir une veille des activités américanistes à Toulouse. En 2026, l’IPEAT est un des rares centres toulousains à accueillir une chercheuse étatsunienne dans le cadre du programme Toulouse Safe Place for Science1 , en 2027 l’IPEAT co-organisera à Toulouse le 1 https://www.laregion.fr/Carole-Delga-En-Occitanie-le-combat-pour-la-science-se-concretise-avec-l-arriveedes congrès annuel national du GIS IDA, et l’IPEAT est aussi sollicité pour intégrer le Campus franco-mexicain des transitions.
La « mise en réserve » du poste suscite dans notre communauté une vive inquiétude sur la continuité des missions de l’IPEAT, son bon fonctionnement et même son avenir. De plus, une incertitude pèse sur les conditions de travail de l’équipe administrative réduite aujourd’hui à deux personnels BIATSS. Enfin, le CEDOCAL est aujourd’hui sans documentaliste et sans perspective, que ce soit à l’IPEAT comme au SCD : il s’agit aujourd’hui d’un fond mort.
Convaincu·es de l’utilité et la nécessité de l’IPEAT pour nos missions de recherche et d’enseignement au sein de l’UT2J, pour le rayonnement international de notre université, pour l’américanisme en France et en Europe, nous affirmons par ce texte notre attachement profond à cette institution et demandons que soient pris en compte les besoins en ressources humaines de l’IPEAT dans la campagne d’emploi à venir. Nous demandons ainsi la reconduction d’un poste de titulaire BIATSS catégorie B à temps plein.
L’Assemblée générale de l’IPEAT réunie le 1er décembre 2025