Fabien Liquori, M2 Recherche (ESCAm), 2012-2013

Fondateur de l´association Horta Fatumbi et auteur du livre La légende de l'homme aux souliers d'argent

Publié le 17 novembre 2017 Mis à jour le 20 novembre 2017
Mon parcours

J´ai choisi de faire mon terrain d´étude à Salvador de Bahia, sans doute influencé par la littérature de Jorge Amado qui a accompagné mon adolescence. Son œuvre, telle une fresque pittoresque, décrit le peuple et l´atmosphère de la vie à Salvador de Bahia à la manière d´un récit ethnographique.

En 2002, j´ai obtenu ma maîtrise en Sociologie préparée sur 2 ans avec un terrain de recherche de 10 mois à Salvador au Brésil où j´ai pu approcher une société initiatique de la diaspora africaine.

Dix ans après, j´ai repris un Master 2 ESCAm à l´IPEAT en 2013 alors que j´étais reparti vivre au Brésil faire du bénévolat à la Fondation Pierre Verger, structure qui m´avait déjà accueilli pendant la « recherche exploratoire » de ma Maîtrise.

Aujourd’hui, après avoir passé dix ans en tant que travailleur social bénévole au sein de l´Espace Culturel de cette Fondation, j´utilise la photographie comme outil de communication de l´œuvre sociale de Pierre Verger. Cette activité a été favorisée par les matériaux ethnographiques développés au cours de mon cursus universitaire.

Aussi, intégrer l´IPEAT est l´aboutissement de mon projet universitaire entrepris à l´âge de 25 ans, au cours de ma première année universitaire. D´autre part, avec mon Master 2, j´ai acquis une spécialisation à ma formation initiale en Sociologie.

En outre, j´ai toujours souhaité travailler sur « l´Amérique latine » et plus précisément le Brésil parce que c´était renouer avec mon pays de naissance et ma seconde nationalité. j´ai vécu en cherchant une réelle connexion entre la France et le Brésil.

Enfin, mon Master a été effectué dans le cadre d´un accord de co-tutelle avec la UFBA (Université Fédérale de Bahia). La soutenance a eu lieu à Toulouse, devant un jury composé d´enseignants de l´Université Jean Jaurès. Ma production universitaire a servi de socle pour la publication de mon livre.

En effet, j´ai voulu reprendre des études parce que je cherchais à répondre à des questionnements identitaires personnels et inhérents à ma trajectoire de vie.
Lors de l´écriture de mon mémoire de recherche se sont imposés à moi des réponses à des questionnements d´ordre thérapeutique qui dépassaient le simple cadre universitaire, tel un véritable espace de cure. Ainsi j´avais le besoin d´analyser le processus migratoire de ma propre histoire de vie pour entrer dans un jeu réflexif des différents apports culturels de mon identité.

Ma situation actuelle

La création de l´association Horta Fatumbi s´impose donc à moi comme la suite logique à mon parcours à Salvador de Bahia où je réside.

Horta Fatumbi veut dire : « Horta » potager en portugais et « Fatumbi » nom initiatique de Pierre Verger lié au culte de l´Ifá parce que celui-ci était nom seulement photographe et anthropologue mais il avait aussi des responsabilités dans le Candomblé où il était Babalaô.

Cela symbolise donc les enfants ou héritiers spirituels de Pierre Verger pour expliquer le nom de l´association.

L´association Horta Fatumbi n´a pas pour but de créer une activité économique à ses bénéficiaires, elle a pour objectif de créer une synergie culturelle entre des individus, des étrangers à Salvador de Bahia qui souhaiteraient approcher la culture Afro-Brésilienne pour consolider les liens entre leur propre identité et les religions du Candomblé.

Les usagers de l´association sont des étudiants, chercheurs, artistes ou voyageurs intéressés à s´immerger dans un milieu étranger à leur réalité pour essayer de répondre à un questionnement sur la problématique Afro-Brésilienne.

Cela se traduirait par exemple par :
- notre appui pour la réalisation d´un mémoire de recherche ainsi que notre accompagnement sur le terrain.
- l´intégration dans la ville de Salvador et son quotidien afin de nourrir une inspiration artistique ou poétique, comme aussi aiguiser une fibre ethnographique indispensable pour créer leur propre observation du milieu.